PEINTURE PASSION

Une année blanche

Mai 2010

 

Cette année, j'ai décidé de ne plus participer à mon atelier de peinture, car je ne trouvais pas les réponses à mes attentes.

 

J'aurais souhaité que l'on m'enseigne diverses techniques et méthodes telles que les perspectives, la composition d'un visage et d'une main, d'un corps, apprendre l'usage du couteau...

 

Je n'ai pas reçu ces enseignements et malgré cela, je me suis essayée par curiosité et surtout par envie, cette envie se faisant plus pressante. Et les premières difficultés passées, je me suis révelée, même si le puriste pourra toujours trouver à y redire. Je me considère donc comme une autodidacte, je peux enfin assouvir mes envies de peinture au couteau, même s'il me reste un très long chemin pour maîtriser cet outil quelque peu "associal" et rebelle au domptage

  

Mais voilà, la vie trépidente a repris le dessus, et je me suis laissée manger par ce quotidien qui ne m'a plus permis d'attraper mes pinceaux, comme j'aime à le dire.

 

ATTRAPER MES PINCEAUX... mon bonheur... Je n'y parviens plus par manque de temps, puis le doute s'installe malgré l'envie car la dernière fois s'éloigne de jours en jours, le désir s'étiole car érodé par ce fameux doute... Et voilà maintenant 8 mois bientôt que je vis cette phase d'abstinence... Alors que je batifole sur des galeries vituelles dès que je le peux, pour trouver cet apaisement que la peinture m'apportait et que je n''arrive plus à me prodiguer, moi-même.

 

Envie, désir, doute, abstinence, batifole, apaisement, prodiguer... Je me surprends à relire ces mots sur mes maux qui évoquent habituellement le rapport amoureux, le rapport passionnel, mon rapport à la peinture, mon rapport  à la vie plus généralement. Je suis une femme de passion, et la passion est faite de hauts et de bas... C'est ainsi.

 

Sans doute suis-je dans un passage à vide, dans le vide d'une vie qui ne me comble pas totalement. Ou à l'inverse, dans un trop-plein de tout, un trop-plein qui ne laisse plus de place à l'évasion.

 

Il y aura des jours meilleurs je le sais, mais que cette trêve m'achemine vers un nouveau départ en peinture, plus spectaculaire, plus explosive, plus aboutie, plus mâture certainement car dopée par la frustration et par l'absence de ce bonheur, à portée de pinceaux.

 

L'écrivain redoute la page blanche, moi ce sont mes toiles qui demeurent blanches ... pour l'instant ! Je n'ai pas dit mon dernier mot, je n'ai pas peint mon dernier tableau !



28/04/2010
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